Paul Morand (Hygi�ne)D'est ou d'ouest, le dentifrice ne cessait jamais; il lançait furieusement ses sourcils à droite ou à gauche, et si le vernis à ongles revenait un instant, c'était un porte-savon inexplicable: tordus, terrassés, les bigoudis n'en pouvaient plus; les pique-bourrelets s'en détachaient comme des pétales de gencive; les brosses à dents elles-mêmes étaient emportées, plus légères qu'un savon, leurs grandes lotions pendantes; les coquetteries, lancées par un massage invisible, s'immobilisaient en l'air, ailes fermées, riant comme des barbiches chatouillées.
Bidouille (Nordmann)
Hygi�ne
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